Master Cybersécurité et sciences des données


Le master Informatique de l’UFR STN forme des spécialistes capables de concevoir, développer et piloter des solutions numériques avancées, en phase avec les besoins actuels de l’industrie et de la recherche. La formation couvre les grands domaines de l’informatique moderne : intelligence artificielle, cybersécurité, big data, systèmes d’information, développement logiciel, réseaux, web et hypermédias. Elle se distingue par une forte orientation vers les technologies émergentes, une attention portée aux enjeux environnementaux et sociétaux du numérique, et un adossement solide à des laboratoires de recherche reconnus (LIASD, Paragraphe). Le master est proposé en formation initiale, en alternance et en formation continue, avec des dispositifs à distance pour certains parcours (notamment IID en M1 et Big Data en M2), ce qui le rend accessible aussi bien aux étudiants en poursuite d’études qu’aux professionnels en reconversion. Les deux années incluent stages et projets, un suivi individualisé, des conférences industrielles et un hackathon, afin de faciliter une insertion rapide sur un marché de l’emploi très porteur.

Parcours Cyber Sécurité et Sciences de Données (CSSD)

Le M1 Cyber Sécurité et Sciences de Données combine deux champs aujourd’hui au cœur des enjeux numériques : la protection des systèmes et l’exploitation intelligente des données. Sa singularité tient à cette double compétence “sécurité + data”, très recherchée dans les entreprises qui doivent protéger leurs infrastructures tout en valorisant leurs données Il s’adresse donc aux étudiants qui souhaitent comprendre les menaces et vulnérabilités informatiques tout en maîtrisant les méthodes d’analyse de données pour produire des indicateurs et des aides à la décision.

Le parcours développe des compétences en réseaux, systèmes, cryptographie de base, évaluation des risques, mais aussi en statistiques appliquées, fouille de données et apprentissage automatique.

Le M2 approfondit l’expertise des étudiants en leur apprennent à évaluer les risques, mettre en place des solutions de protection (chiffrement, protocoles de sécurité, détection de vulnérabilités), tout en développant des compétences en intelligence artificielle, fouille de données et biométrie.

Le parcours se singularise par des enseignements pointus en preuves formelles pour la cybersécurité, signaux et images, et apprentissage artificiel appliqué à la sécurité. Il est adossé à des projets de co-diplomation internationale (par exemple avec l’ESTIN en Algérie) et à des partenariats industriels, offrant un contexte riche pour stages et alternance, mais aussi un hackhaton en M2.

Les débouchés incluent les métiers d’analyste ou ingénieur en cybersécurité, analyste SOC, data analyst spécialisé sécurité, responsable sécurité des systèmes d’information adjoint ou consultant en cyberdéfense et data protection.

Avec ses différents parcours, le master informatique cible plusieurs compétences que nous pouvons résumer dans les points suivants :

  • Conception et développement de logiciels complexes : Dès lors que les étudiants intègrent le master 1 informatique, ils sont formés, au travers des TP et des projets, à utiliser une large variété de langages de programmation, qu’ils soient compilés ou interprétés (Python, R, C, C++, Java, Shell, Matlab, Scilab, PL/SQL, etc.), ainsi que les méthodologies de développement et de modélisation sous-jacentes pour concevoir des applications et des systèmes robustes. Cela inclut la capacité à choisir les outils et technologies adaptés en fonction des besoins du projet. La maîtrise de frameworks, serveurs, réseaux, bases de données relationnelles et non relationnelles, du versionnement, de systèmes de virtualisation et du cloud computing fait partie, entre autres, des connaissances à acquérir au fur et à mesure de la formation.
  • Gestion de projets informatiques  : Dans le master CPI, comme son nom l’indique, la gestion de projets via les méthodes classiques et agiles est travaillée en master 2 au travers de cas concrets d’utilisation. L’étudiant apprend de manière approfondie à planifier, à estimer les délais d’un projet et à en optimiser la gestion des ressources humaines et matérielles. La notion de gestion de projet est également abordée dans les autres parcours.
  • Analyse de données et intelligence artificielle : Des compétences de conception de solutions adaptées à de gros volumes de données, de construction et d’utilisation de bases de données distribuées avec les technologies de traitement associées sont considérées essentiellement dans le parcours Big Data. Le choix d’algorithmes d’apprentissage automatique adaptés et leur application pour extraire des informations significatives et pertinentes à partir de données massives et hétérogènes représentent des compétences majeures acquises à l’issue de la formation. Pour le parcours IIA, les étudiants acquièrent des compétences pour développer et implémenter des modèles d’intelligence artificielle. L’utilisation d’outils statistiques et formels pour la conception de modèles prédictifs nécessaires à la résolution de problèmes complexes représente l’un des points forts de la formation.
  • Cybersécurité et gestion des risques : Ces compétences sont plutôt assurées et traitées dans le parcours CSSD, dont le contenu confère à l’étudiant un savoir-faire dans l’évaluation des risques liés à la sécurité des systèmes et la mise en place de solutions de protection, telles que le chiffrement des données ainsi que les protocoles de sécurité. La détection de vulnérabilités et de failles de sécurité, entre autres, fait aussi partie des connaissances transmises dans ce même parcours. Toutes ces questions sont considérées dans les autres parcours, mais sans doute pas avec la même intensité.
  • Recherche et développement : À l’issue de la formation, l’étudiant doit être capable de comprendre et d’analyser un article scientifique et d’en reproduire les résultats. Il aura aussi appris toutes les étapes nécessaires à la production d’un article scientifique dans le domaine de l’informatique, de la recherche bibliographique aux résultats, en passant par les différentes analyses et comparaisons. Par ailleurs, il doit être capable de définir des projets scientifiques et de suivre ou réaliser toutes les étapes de leur développement.
  • Communication et rédaction de documents/rapports techniques : Pratiquement tous les enseignements intègrent, dans leur contenu et dans le contrôle des connaissances, une formation à la rédaction de rapports et de documents techniques, mais aussi à leur présentation claire et concise. L’étudiant saura, à l’issue du master, produire des documents techniques de qualité, tant sur la forme que sur le fond. Il saura également les communiquer à un public non forcément initié à l’informatique. Des projets en équipe de plus d’un étudiant sont prévus dans certains enseignements et visent, entre autres, à renforcer la capacité de travail collaboratif.
  • Optimisation et gestion des performances : Dans le développement de solutions informatiques aux différents problèmes posés, la gestion des ressources et l’optimisation de leurs performances sont des points importants considérés dans les propositions des différentes unités d’enseignement, comme la complexité algorithmique et les techniques d’optimisation classiques et bio-inspirées.
  • Impact sur l’environnement et la société : Dans la nouvelle maquette que nous proposons, nous avons porté une attention particulière à l’impact sur l’environnement et la société. Les technologies qui seront utilisées dans la conception d’applications informatiques en tiendront compte. L’intérêt est donc de permettre à nos étudiants d’être sensibilisés à ces sujets devenus essentiels dans le développement de solutions informatiques peu gourmandes en énergie.

Conditions d’accès

L’entrée en master informatique s’effectue essentiellement en master 1, avec trois parcours (IIA, IID et CSSD). Nous gardons également ouvertes les candidatures en master 2 pour les candidats externes venant des plateformes « Études en France » et « e-candidat ». Le master est ouvert en FI, FA et FC.

Pour les deux premiers cas (FI et FA), l’étudiant doit disposer d’une licence informatique récente, avec pour le second une entreprise d’accueil sur un sujet d’alternance en adéquation avec les objectifs de la formation.

Pour le troisième cas (FC), il est possible d’intégrer le master 1 informatique via la procédure de VAE, VAPP, ou via la commission pédagogique, notamment dans le cadre des dossiers reçus par le biais de « Études en France » (pré-requis).

L’emploi du temps est adapté aux alternants pour qu’ils puissent garder un lien continu avec l’université et avec l’entreprise d’accueil, avec un tutorat personnalisé.

Formation initiale

Tout candidat en master 1 doit justifier d’une licence informatique généraliste obtenue en France ou de son équivalent à l’étranger. Certaines licences de type Mathématiques appliquées peuvent aussi, selon leur contenu pédagogique, donner accès au master 1 informatique.

Pour l’entrée en M2, chaque parcours définit ses propres conditions d’accès. En règle générale, tout étudiant ayant validé un master 1 d’informatique pourra postuler à ces différents parcours. En plus de ce critère, la qualité des résultats et la récente obtention du diplôme restent des éléments déterminants dans l’examen des candidatures.

À titre d’exemple, la liste non exhaustive des pré-requis nécessaires pour candidater en M1 Informatique :

  • Compétences suffisantes en programmation
  • Compétences en mathématiques et statistiques
  • Notions sur les fondamentaux de l’IA
  • Compétences en gestion de données
  • Qualité du dossier de candidature et entretien

Formation continue

Pour la formation continue, l’accès au master nécessite un diplôme de niveau Bac+3 (licence, bachelor ou équivalent). Les candidats n’ayant pas suivi un parcours académique de type licence informatique peuvent être acceptés à condition de justifier d’une expérience professionnelle significative dans le domaine de l’informatique, des données ou de la gestion de projets informatiques.

Volume horaire

  • Master 1 : 570 heures
  • Master 2 : 270 heures

Modalités d’enseignement

Pour le master à l’UFR STN, tous les cours/TD sont prévus en présentiel. Il est prévu, dans le cadre de certains EC spécifiques, notamment « Conférences Industrielles » en M1 et « Avenir Tremplin Doctorat » en M2, des interventions de professionnels et de chercheurs à l’international en distanciel, en mode synchrone. La modalité sera définie chaque année au sein de l’équipe pédagogique du master.

Pour chaque parcours en M1 ou en M2, le pourcentage des EC en distanciel, en mode synchrone, ne doit pas dépasser 20 % de l’ensemble des EC du parcours.

Pour les parcours ouverts à l’IED, les EC sont principalement dispensés en mode asynchrone via Moodle, avec des supports pédagogiques et des exercices en ligne. Il est également prévu de proposer des temps synchrones sous forme de classes virtuelles (via Zoom, Teams, …), souvent facultatifs, pour des échanges ou des approfondissements.

Modalités de contrôle des compétences et des connaissances

Pour le master en présentiel, le contrôle des connaissances s’effectue sur la base des modalités du contrôle continu : projets, rapports, présentations orales, rendus de TP, examens sur table, ou toute combinaison de ces méthodes d’évaluation.

Pour les parcours ouverts à l’IED, l’évaluation repose sur un contrôle continu (devoirs à rendre en ligne, projets, études de cas) et parfois un examen terminal (à distance selon les EC).

Stages

Au niveau du master 1, l’étudiant doit effectuer un stage d’au minimum 3 mois en entreprise. Il est possible dans certains cas, que le stage se déroule aussi a l’université, dans un laboratoire de recherche par exemple. Pour le master 2, le même procédé est appliqué avec une durée de stage d’au minimum 5 mois.

Alternance (apprentissage et contrats de professionnalisation)

Le parcours peut être suivi en alternance (dans ce cas il n’y a pas de stage à effectuer). A titre d’exemple, des missions en Data analyst, Data Engineer, Data Scientist, Cybersécurité, Analyste en cybersécurité, Ingénieur en IA/ML, Project management, Chef de projet en informatique, et Sécurité des Systèmes d’information ont été confiées à nos étudiants par de nombreuses entreprises telles que SNCF, BNP Paribas, Société Générale, EDF, ENGIE, RENAULT, etc.

Hackhaton

En master 2, un hackathon est prévu pour l’ensemble des parcours. Il permet aux étudiants de mobiliser leurs compétences techniques et créatives pour développer des solutions novatrices en partenariat avec des entreprises. L’édition 2025 a regroupé, en plus de l’université Paris 8, l’Université du Québec à Chicoutimi (Canada) et l’Université Paris-Saclay, avec la participation de six entreprises prestigieuses : SNCF, Nokia, Accenture, BNP Paribas, Logical Conseils, Mosoda.

Le master est adossé principalement aux laboratoires LIASD (Laboratoire d’Intelligence Artificielle et Sémantique des Données) et Paragraphe, ainsi qu’à l’école doctorale Cognition, Langage, Interaction (CLI), qui réunit un ensemble diversifié de domaines s’inscrivant dans le champ des sciences cognitives, tels que la linguistique, la psychologie, les neurosciences, l’informatique et les sciences de l’information et de la communication.

La possibilité est donnée aux étudiants de suivre un semestre, ou une partie de celui-ci, dans d’autres universités en France. Pour l’étranger, tout étudiant sera informé de la possibilité de partir à l’étranger en prenant attache avec le service des relations internationales de l’Université.

Métiers actuels envisagés

À l’issue d’un master en informatique, de nombreux métiers techniques sont accessibles, dans des secteurs variés (banque, santé, industrie, numérique, etc.). Parmi les postes fréquemment occupés :

  • Développeur logiciel / Full stack : conception et développement d’applications et de services numériques.
  • Ingénieur en cybersécurité : protection des systèmes d’information contre les attaques et les failles de sécurité.
  • Data analyst ou Data scientist junior : analyse de données massives afin de générer des modèles prédictifs ou des aides à la décision.
  • Ingénieur DevOps ou Cloud : gestion des infrastructures informatiques modernes et automatisation des déploiements applicatifs.

Métiers futurs visés

Avec l’expérience professionnelle, les diplômés du master peuvent évoluer vers des postes à responsabilité ou à forte expertise. Les métiers visés à moyen ou long terme incluent :

  • Architecte logiciel ou système : conception de l’architecture globale de solutions techniques complexes.
  • Chef de projet informatique / IT Manager : encadrement d’équipes, pilotage de projets et coordination entre les différents acteurs techniques et fonctionnels.
  • Responsable de la sécurité des systèmes d’information (RSSI) : définition et mise en œuvre des politiques de sécurité au sein d’une organisation.
  • Expert en intelligence artificielle / Machine Learning Engineer : développement de systèmes intelligents fondés sur l’apprentissage automatique ou les réseaux neuronaux.
  • Directeur technique (CTO) ou entrepreneur numérique : responsabilité de la stratégie technologique d’une entreprise innovante.

Le secteur informatique évoluant rapidement, de nouveaux métiers émergent régulièrement, en lien avec des technologies comme l’intelligence artificielle générative, la blockchain, l’edge computing ou encore l’informatique quantique. Les diplômés doivent donc rester en veille et actualiser régulièrement leurs compétences.

Le doctorat en informatique est également une voie privilégiée pour ceux qui souhaitent approfondir un domaine spécifique (comme l’intelligence artificielle, la cybersécurité ou les systèmes distribués) et s’orienter vers des carrières en recherche et développement, ou dans l’enseignement supérieur.

label Master diplôme controlé par l'état

Responsable de la mention
Larbi BOUBCHIR

Responsables du parcours (M2)
Larbi BOUBCHIR

Capacité d’accueil 
M1 :
75
M2 : 20 

UFR de rattachement
UFR Mathématiques, Informatique, Technologies, Sciences de l’Information et de la Communication (MITSIC)

Secrétariat du parcours (M1)
Bureau A 181
01 49 40 64 15
marie.chailloux@univ-paris8.fr

Secrétariat du parcours (M2)
Bureau A 183
01 49 40 64 00
secretariat.info@univ-paris8.fr

Code RNCP : RNCP39278

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